Le photographe Will Navidson et sa famille viennent d’emménager dans une maison en Virginie.
Très vite, quelque chose cloche : un couloir apparaît là où il ne devrait pas y en avoir. Puis une pièce. Puis un espace qui semble s’enfoncer dans l’obscurité.
Navidson décide d’explorer cet espace qui semble défier toutes les lois de la physique.
Mais ce labyrinthe n’existe peut-être pas seulement dans la maison. Il se propage aussi dans les récits, les témoignages, les notes, les commentaires.
Au fil des pages, le livre se transforme:: les marges se déplacent, les mots se dispersent, les notes s’étendent à l’infini.
Et peu à peu, le roman devient lui-même un labyrinthe et le lecteur lui-même se retrouve entraîné dans ce vertige.
Aujourd’hui enfin sous forme de livre, avec les mots en couleur d’origine, les notes de bas de page verticales et les deuxième et troisième annexes, l’histoire reste inchangée. De même, la fascination culturelle pour La Maison des feuilles demeure aussi intense et créative que jamais. Le roman a inspiré des cours universitaires et des mémoires, ainsi que des phénomènes culturels comme la légende urbaine en ligne des «:Backrooms:», sans parler d’incroyables œuvres d’art dans des médiums totalement inattendus, de la musique aux jeux vidéo.
Traduction de l’anglais (États-Unis) par Claro. Format 17 x 23,5 cm. 702 pages. Édition Remasterisée Couleurs (mot maison en bleu, mots barrés et minotaure en rouge, une ligne barrée en violet et des photos en couleurs). Broché avec 1 seul rabats. Titre original : House of Leaves. Précédemment paru aux éditions Denoël et Points.






























En 2002, j’avais 24 ans et sortait la première édition française de La Maison des feuilles, de Mark Z. Danielewski. Ce livre m’a changé en tant que lecteur
Si le livre a été pensé comme un film, chaque chapitre est une séquence, et chaque page, un plan. Il ne viendrait à l’idée de personne de remonter un film étranger pour le projeter en France, on traduit les dialogues, mais on ne retourne pas les scènes. C’est exactement ce que je devais faire. Et pour que La Maison des feuilles accède à son plein potentiel, il fallait la respecter, la respecter de façon absolue, dans chacun de ses détails, de ses énigmes, de ses pièges. Alors a commencé un long travail de faussaire, où je devais dénicher chaque spécificité pour essayer de la rétablir, où je devais respecter le chaos au lieu de le contenir, où je devais comprendre l’œuvre dans sa nature profonde et la moindre de ses broutilles, notes et ornements.
Mark Z. Danielewski naît le 5 mars 1966 à New York. Il est le fils du cinéaste polonais d’avant-garde Tad Danielewski et de Priscilla Decatur Machold. Sa sœur, la chanteuse Poe, née Anne Decatur Danielewski, naît deux ans après lui. Le jeune Mark passe son enfance à sillonner le monde, la famille suivant Tad là où le mènent ses différents projets cinématographiques. À 10 ans, il a déjà vécu au Ghana, en Inde, en Espagne, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Cette vie d’itinérance fait naître chez lui un penchant pour la créativité sous toutes ses formes.
À l’âge de 10 ans, outre ses nombreux voyages, il a également déjà écrit son premier texte. Il s’agit d’un roman de 360 pages intitulé The Hell Hole, narrant l’histoire d’un adolescent drogué et malheureux dans la ville de New York, qui finit en prison. L’œuvre ne plaît pas à ses parents.












